Le Travail avec Didier Drogba

Alors que le temps convient mieux aux nombreux Resorts & Spas qui parsèment les quartiers aisés des environs de Scottsdale, en Arizona, (oui, on en a profité), les joueurs du Rising FC répètent certains enchaînements en vue d’un match de U.S. Open Cup qu’ils disputeront à la tombée du jour.

Un joueur du Rising se tient près des lignes de touche. Ses lèvres esquissent un sourire inquiet. Il nous explique qu’il est écarté du XI partant depuis qu’un certain Drogba a retrouvé la forme.

Et pour cause! À peine une semaine avant notre arrivée à Phoenix, l’impérissable Didier Drogba inscrivait un autre but sur coup franc, cette fois, à près de 40 mètres du but adverse… Un but d’une qualité exceptionnelle qui ravive nos souvenirs d’un but qu’il avait marqué contre Arsenal en 2009, d’un tir semblable.

Presque 10 ans plus tard, le voici qui s’impose sur les terrains avec la même verve qui l’animait à l’époque et qui a si profondément marqué nos esprits.

Reçu avec la plus grande affabilité dans la demeure du mythique numéro 11, on essaie tant bien que mal de garder notre cool devant les Souliers d’Or et multiples titres de Premier League qui s’offrent à nos regards contemplatifs. On réussit à se ressaisir et on passe aux choses sérieuses. Au bord de la piscine, bien sûr.

À Phoenix, Didier est bien. Il porte plusieurs chapeaux, en plus de jouer le rôle du grand frère auprès de ses coéquipiers. L’important, pour lui, et il nous le répète souvent, c’est le travail.

Nul besoin d’aller trop loin pour constater l’impact d’un Didier Drogba au sein d’un groupe. La pépite de foot montréalaise, Ballou Tabla, déclarait lors du passage du King à Montréal il y a quelques années qu’il préfèrerait jouer au Camp Nou devant 80 000 personnes plutôt que d’avoir à affronter le regard de Didier Drogba au quotidien. Assez drôle quand on pense qu’il évolue aujourd’hui avec le Barça B.

Vous pouvez lire la version intégrale dans le numéro de lancement de Victoire.